J’ai toujours détesté le sport.

Au collège, je faisais partie de ceux qui prétextent une douleur imaginaire pour rester assis dans un coin du gymnase pendant le cours de volley. Au lycée, je maniais à merveille l’imitation de certificats médicaux qui me dispensaient de piscine ou de tours de piste.
A la fac, je prenais le bus pour me rendre à l’arrêt de métro le plus proche, situé à quelques centaines de mètres de chez moi. La feignasse, la vraie.

C’est un peu avant mes 29 ans que je me suis mise à la course à pied. Pas par plaisir (chaque chose en son temps) mais par nécessité. A force d’enchaîner les plateaux de fromage et les apéros arrosés entre copains, ma silhouette se dégradait doucement mais sûrement. Incapable de me soumettre aux privations d’un régime, j’ai décidé qu’il fallait éliminer toutes ces calories ingurgitées avec gourmandise.

Motivée, je me rends dans une grande enseigne de sport pour m’équiper d’une paire de baskets. Convaincue que cette nouvelle lubie allait très vite passer, j’ai opté pour un modèle premier prix (grave erreur, je reviendrai dans un prochain billet sur l’importance des chaussures). Le lendemain, me voilà déguisée en sportive, prête à en découdre avec le bitume. La première sortie est (très) laborieuse. A chaque foulée (pourtant à la vitesse d’une tortue), j’ai l’impression que je vais mourir. Mon calvaire prend fin au bout de 2 petits kilomètres. Impossible d’aller plus loin mais je rentre chez moi avec une grande satisfaction et l’envie de remettre ça.

ma première course à pied
Des débuts plus que laborieux en course à pied.

 

Progressivement, les distances s’allongent, la vitesse s’améliore, le plaisir s’installe et les kilos s’envolent. Je prends l’habitude de courir trois fois par semaine et très vite, ça devient une nécessité. Je cours par tous les temps, à toute heure, de jour comme de nuit, en ville comme à la campagne. Je cours même quand je suis blessée (fichue tendinite, je le répète, le choix des chaussures est primordial!).

Six mois après ma toute première sortie, j’épingle mon premier dossard et m’aligne sur le départ d’un 10 kilomètres (55 »35).

mon premier dossard
Premier dossard épinglé en novembre 2014, 10km en 55 »35.

Aujourd’hui, j’ai parcouru près de 4 000 kilomètres et terminé mon premier marathon (3h53), cette distance que je pensais réservée à une élite.

Depuis plusieurs mois, je suis accompagnée dans mes sorties par mon fidèle Lupo. Sa présence me rassure, surtout de nuit, et me motive car il aime courir autant (si ce n’est plus) que moi. Nous n’avons pas encore franchi le cap de la compétition ensemble mais j’espère que ça viendra. Si c’est le cas, vous en serez les premiers témoins !

Et pour toi, ça a commencé comment ?

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Auteur

Journaliste au caractère bien trempé, accro à ses baskets et à son chien. Blogueuse course à pied et canicross

5 Commentaires

  1. J’adore votre manière d’écrire Et me reconnais dans votre histoire.
    J’ai repris la course à pieds il y a 2 ans, après 15 ans d’arrêt (douleur au genou, en cherchant un peu = syndrome de L’essui glace. )
    Depuis j’ai couru mon 1 Er semi marathon.
    Je cours souvent seule, donc la nuit, l’hiver = pas très rassurant. Puis Shogun est arrivé, Akita inu, à priori pas disposé pour le sport mais j’espérais quand même. 15 mois révolu, on a attaqué, ça fait 2 mois et on adore ça. Ce soir : 3 degrés, nuit noire, la frontale, dans les chemins et les bois, que nous 2, le silence, shogun hyper concentré = le paradis …

    • Lo Répondre

      Bonsoir et merci pour ton commentaire (entre passionnés, on peut bien se tutoyer ?)
      Courir seule quand on est une femme, un sujet bien délicat auquel je consacrerai bientôt un article.
      Bravo pour ton semi-marathon et ce que tu fais avec Shogun ! 🙂

      Lo

  2. J’aime beaucoup ton style d’écriture. Félicitations pour ta détermination, et bienvenue au club des accro au running ^^
    Tu verras qu’en canicross il y a de tous les niveaux, n’hésite pas à te lancer avec ton loulou! C’est d’ailleurs très motivant pour le chien de voir des « adversaires », ils ont tendance à se prendre au jeu de la compet plus vite que nous 😉

    • Lo Répondre

      Bonsoir Marie,
      Merci pour tes encouragements !
      J’espère pouvoir partager ici mes premiers pas en compétition de canicross. Je ne doute pas que ça ferait un heureux 😉 Mais il reste encore du boulot !
      A très bientôt 🙂

  3. Je viens de tomber sur ce blog, ça m’a rappelé mes débuts. 🙂

    Mais ma progression a été moins fulgurante c’est le moins qu’on puisse dire. Passer de zéro sport à 55min sur 10 bornes en 6 mois, c’est impressionnant. Ça nécessite une grosse régularité dans l’entrainement, ce qui évidemment est le plus difficile…

    Je suis sur un défi assez similaire, j’ai décidé de finir un triathlon M. Si tu veux lire mes débuts (et la suite), je raconte ça sur http://triathlete.bestforum4u.com/t1619-Un-ob-se-au-triathlon-de-Rennes.htm

    Et surtout, continue à écrire, j’aime bien ton style !

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