J’ai plus l’habitude d’interviewer que d’être interviewée mais aujourd’hui on inverse les rôles ! Non, je ne suis pas devenue schizophrène, c’est juste que ce petit article, que j’avais rédigé en avril, enceinte de 8 mois, à la demande d’une blogueuse, n’est finalement jamais paru et que je trouvais ça bien dommage. J’ai donc choisi de le publier ici car non seulement j’y ai passé du temps, mais surtout, il me permet de répondre à des questions que je reçois très fréquemment sur nos débuts en canicross et ma pratique du sport pendant la grossesse. 

Présente-nous ton binôme 🙂

Moi c’est Lo, j’ai 32 ans, j’habite à Amiens et suis journaliste. Mon compagnon de route, c’est Lupo, un braque de Weimar de 3 ans qui adore courir et chasser. Il est arrivé dans ma vie à l’âge de 3 mois et demi à l’occasion de mes 30 ans. C’est mon chéri qui me l’a offert. Mon plus beau cadeau jusqu’à maintenant  !

Comment as-tu commencé le canicross ? Raconte-nous ton histoire d’amour avec ce sport.

Nous avons commencé à courir ensemble à l’été 2016. Je ne connaissais pas encore le canicross. Lupo avait alors un peu plus d’un an et se remettait doucement d’une double fracture de la patte. Les débuts ont donc été assez prudents  : uniquement des sorties en libre, sans traction, sur de petites distances. Il a tout de suite adoré ça. Le problème, c’est qu’en bon chien de chasse, il profitait de nos séances pour traquer, pister et courser toutes sortes de bestioles. Je n’avais donc jamais l’esprit tranquille et ça me gâchait un peu le plaisir. Je me suis mise à chercher un moyen pratique et confortable de le relier à moi. C’est comme ça que je suis tombée, par hasard, sur le canicross. Je me suis équipée convenablement en glanant des infos sur Internet et dès le premier essai, j’ai été conquise par ce sport et par les sensations qu’il procure. J’avais pas mal d’appréhensions au départ car Lupo est un gros bourrin, très puissant, et moi un poids plume. J’avais vraiment peur de m’envoler mais il m’a bluffée en me montrant qu’il était capable d’être à l’écoute et de se caler sur mon allure. Nous avons donc continué en allongeant de manière très progressive la durée de nos sorties, leur kilométrage et leur fréquence. Et voilà comment Lupo est devenu, en quelques mois, une vraie bête de course et moi une maîtresse et sportive comblée 🙂

Edit novembre 2018 : C’est parce que je trouvais qu’il y avait trop peu d’infos sur le sujet (et aussi parce que mes potes n’en pouvaient plus de m’entendre parler de mon chien et de mes sorties running !) que j’ai lancé, quelques mois après nos débuts en canicross, un blog dédié à ce sujet. Je m’adresse à tous les passionnés et y partage mon expérience, ainsi que des conseils pour bien s’équiper et bien débuter.

Photo lo avec lupo chiot
Le cadeau le plus ouf de toute ma vie !

As-tu choisi la race de ton chien par rapport à ce sport en particulier ?

Absolument pas  ! Comme dit plus haut, j’ai découvert le canicross complètement par hasard après plusieurs frayeurs à l’entraînement causées par l’instinct de prédation très fort de Lupo. Mon attirance pour le braque de Weimar, c’est une histoire de longue date. J’ai découvert cette race lorsque je faisais du bénévolat en refuge et ai d’abord été impressionnée par sa beauté. Impossible de rester insensible devant cette robe beige-argentée si particulière et ce regard si profond. La silhouette athlétique du braque de Weimar est également très impressionnante. Ce qui m’a convaincue d’en adopter un quelques années plus tard (ou de m’en faire offrir un plutôt), c’est le caractère, lui aussi assez singulier, de cette race. Ce sont des chiens intelligents, câlins et extrêmement proches de leur maître, voire même un peu trop collants. Enfin, leur côté sportif, limite hyperactif, collait lui aussi parfaitement à mon tempérament et à mon mode de vie.

Quel est ton meilleur souvenir de canicross ?

Je n’ai pas vraiment de meilleur souvenir. Chaque moment passé avec lui à l’entraînement ou en compétition est agréable et permet de renforcer notre complicité.

Et le pire ?

Mon pire souvenir remonte à nos premières sorties justement, à l’époque où je ne connaissais pas encore le canicross et où Lupo courait uniquement en libre. Lors d’une séance, je l’ai vu se mettre à l’arrêt (ce n’est jamais bon signe!) puis foncer comme un guépard sur un chaton errant que je n’avais pas repéré avant lui. Horreur  ! Il a réussi à l’attraper mais par chance et grâce à mon intervention, la pauvre bête a pu repartir indemne. Bon, c’est quand même grâce à ce chaton que j’ai découvert le canicross car ce jour-là je me suis dit  : «  Stop, la fête est finie mon pote  !  »

Tu es enceinte aussi, comment as-tu géré sport et grossesse ?

J’ai eu la chance d’avoir une grossesse sans aucune complication et d’être suivie par des médecins très ouverts sur le sujet, ce qui m’a permis de continuer le sport jusqu’au terme de ma grossesse (il me reste à ce jour une grosse trentaine de jours). J’ai pu courir jusqu’au début du 7ème mois en adaptant ma pratique à mon état au fil des semaines  : des séances en endurance uniquement, un kilométrage réduit, une très bonne hydratation et surtout, une grande écoute de mes sensations.

Je pensais que ce serait difficile d’arrêter la course à pied car je suis vraiment addict mais ça s’est fait très naturellement, sans aucune frustration. Sur mes dernières séances, j’avais tellement mal aux articulations que je ne prenais de toute façon plus aucun plaisir. A ce moment-là, j’ai commencé à aller nager au  rythme de trois séances par semaine pour compenser. J’avais horreur de ça au départ mais j’y ai finalement pris goût. Ça me détend et me permet de continuer à manger comme un ogre sans (trop) culpabiliser 😉 A côté de ça, je marche toujours beaucoup avec Lupo.

La seule chose qui m’a manqué, c’est le canicross. Dès que j’ai appris ma grossesse, j’ai immédiatement arrêté. Lupo est très speed et puissant, on croise pas mal de poules d’eau, de chats lors de nos sorties, le centre de gravité chez la femme enceinte change assez vite, il n’était donc pas question de prendre le moindre risque. J’ai continué à courir avec lui mais en libre uniquement durant ma grossesse.

Edit novembre 2018 : Deux mois après avoir donné naissance à ma fille par césarienne, j’ai pu reprendre la course à pied avec le feu vert de mon gynécologue / chirurgien. Non sans mal, car il m’a fallu reprendre de zéro ou presque. Beaucoup interrogée à ce sujet, j’ai écrit un article qui rassemble tous mes conseils pour une reprise en douceur et un autre pour réussir à concilier allaitement et course à pied.

D’ailleurs pendant que tu ne peux pas courir avec Lupo, c’est ton chéri qui s’en charge. Pas trop jalouse de leurs sorties ?

Absolument pas  ! Au contraire, je suis très heureuse de voir Lupo continuer à pratiquer une activité qu’il adore pendant que je dois lever le pied de mon côté. S’il avait dû stopper le sport radicalement, j’aurais été vraiment triste pour lui, d’autant plus que c’est un chien très demandeur, qui a besoin de se dépenser au quotidien. Et puis même si Lupo est mon chien, mon chéri et lui ont une super relation également. Ensemble ils forment un duo d’enfer et sont même devenus de redoutables compétiteurs  !

Avec l’arrivée du bébé bientôt, quel sera le plus grand challenge pour Lupo ?

Le plus gros défi pour lui sera de laisser respirer ce pauvre bébé  ! Car Lupo est un chien extrêmement collant, toujours dans nos pattes, presque envahissant parfois. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera forcément ravi d’accueillir un nouveau membre dans la tribu.

Edit novembre 2018 : Je ne m’étais pas trompée, entre Elise et Lupo, c’est l’amour fou !

cohabitation chien nouveau né
Lupo n’a pas besoin de mode d’emploi pour utiliser le matériel de puériculture !

Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait commencer le canicross ?

De ne jamais perdre de vue qu’il s’agit d’un jeu pour le chien  ! Lui se moque du chrono, du classement, il court pour se et nous faire plaisir uniquement. Alors la moindre des choses est de le respecter  : être à son écoute, ne pas lui en vouloir après une mauvaise séance ou une mauvaise course et ne jamais le forcer. En un mot  : prendre du plaisir et s’amuser !

Ton rêve le plus fou ?

Mon rêve le plus fou serait de courir un 100km  ! Mais ce n’est pas pour tout de suite, surtout avec l’arrivée imminente du bébé.

Edit novembre 2018 : J’ai été privée de sommeil pendant 6 mois alors mon rêve le plus fou pour le moment, c’est juste de pouvoir retrouver mon niveau d’avant grossesse 😉

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Auteur

Journaliste au caractère bien trempé, maman hyperactive, accro à ses baskets et à son chien. Blogueuse course à pied et canicross

1 Commentaire

  1. Ton article tombe au bon moment pour moi, j’en suis au début du 9è mois, et je suis heureuse de lire ton témoignage Hâte de voir comment Leetchee va accueillir les nouveaux membres de la famille. C’est un basenji, on courait 1 à 2 fois par semaine avant la grossesse, mais on a dû interrompre pour cause d’entorse et de tendinite (pour moi). Hâte de reprendre, même si c’est à un niveau de débutante, on s’amusera bien quand même avec mon toutou J’ai continué le fitness jusqu’à maintenant, histoire de garder un peu la forme

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