Une sortie running est toujours un moment de plaisir. Tu es pénard, dans ta bulle, en plein bonheur. Mais parfois, il y a ce petit détail ou cette rencontre qui vient tout gâcher…

Après ma petite compil des 5 phrases énervantes, je me devais bien de te faire une petite liste des ces 5 petits trucs qui me contrarient quand je cours. Les voici par ordre de croissance, du moins énervant au plus irritant :

Les intempéries

Courir quand il fait froid, voire très très froid comme c’est le cas en ce moment, ne me dérange pas, au contraire. Mais quand le vent ou le verglas s’en mêlent et que ça devient carrément dangereux, c’est une autre histoire. En bon runner-addict que tu es, tu n’es pas sans savoir que la sortie du week-end est la plus attendue et la plus appréciée de la semaine. C’est celle où tu peux profiter pleinement sans avoir à te soucier de l’heure qui tourne ou des mails qu’il te reste à trier dans ta boîte pro. Alors quoi de plus frustrant que d’enfiler sa tenue le dimanche matin, frais comme un gardon et remonté comme un coucou pour une sortie longue et devoir faire demi-tour plus vite que prévu à cause de banches d’arbres qui volent ou d’un sol qui s’est transformé en patinoire géante ?

Ca marche aussi l’été quand tu prends le départ d’une compétition à laquelle tu espères bien battre ton record (tu t’es d’ailleurs entraîné des semaines pour ça) mais où le soleil à décidé de frapper très fort. Si tu es un runner qui comme moi, ne supporte pas la chaleur pendant l’effort, ça te flingue le moral car tu sais d’avance que c’est cuit. Heureusement, à Amiens ça n’arrive pas souvent !

Semi-marathon Amiens sous la chaleur.
Ce jour-là j’espérais exploser mon record sur semi, mais c’est la chaleur qui m’a explosée…

Le problème technique

Tu ne connais pas ce problème si tu fais partie des vrais, des puristes (rien de péjoratif ici, au contraire, si c’est ton cas je t’admire) qui courent sans rien : ni téléphone, ni montre, ni casque ou écouteurs. La liberté totale ! Car c’est bien sympa toute cette technologie qui analyse tes sorties, te donne des infos en temps réel, te permet d’écouter de la musique ou d’envoyer des textos en courant (oui, la femme / l’homme moderne sait tout faire !), mais au moindre soucis, on se sent vite perdus. Et très contrariés. Combien de fois ai-je eu envie d’exploser ma montre en mille morceaux à cause du signal GPS qui mettait beaucoup de temps à se connecter ? (satanées mises à jour…) Je ne te parle pas de ces sorties où j’ai envie de balancer mon casque audio à l’eau quand il me répète, en boucle et d’une voix insupportable « low battery » au lieu de jouer mes morceaux préférés car j’ai oublié de le charger la veille.

Le runner / cycliste ronchon

Globalement, le runner est un mec (ou une nana) assez cool (bah oui, les endorphines ça détend) qui t’adresse toujours un signe de tête ou un sourire quand tu le croises. Plus rarement, on tombe aussi sur le runner impoli, celui qui à ton cordial « bonjour » répond au mieux par un regard effaré (« qu’est-ce qu’elle me veut celle-là ? ») au pire par un énorme vent. A croire que ce mec (ou cette nana) joue sa carrière d’athlète sur sa sortie et qu’un simple « bonjour » peut l’empêcher de se qualifier pour les JO. Chez les runners, il y a aussi, malheureusement, le macho. Celui-ci m’énerve beaucoup. Tu sais, c’est celui que tu doubles (après l’avoir salué bien entendu) et qui, bien trop fier pour se faire griller par une femme, te double à son tour et se cale pile devant toi d’un air de dire : « femme, ta place est derrière », quitte à se mettre dans le rouge. Bien sûr, il a beau être un homme et toi une femme, tu cours toujours plus vite que lui alors tu le re-doubles et il te re-re-double… Bref, c’est un petit jeu sans fin. Heureusement, ce type de runner se fait assez rare.

Le cycliste peut lui aussi être relou parfois. Je ne te parle pas de celui qui donne un petit coup de sonnette pour te prévenir de son arrivée et qui te remercie de lui avoir facilité le passage. Non, je te parle de celui qui te double à toute allure, à deux doigts de te renverser, comme s’il était seul dans un vélodrome en train d’essayer de battre le record du monde de vitesse.

Course 4 saisons printemps 2016.
La technologie c’est cool quand ça marche bien.
Au moindre bug, j’ai envie de tout casser.

Le piéton relou

Si tu cours à la campagne, tu as la chance de ne pas le croiser très souvent. En ville ou sur les chemins plus fréquentés, il est omniprésent, à mon grand désarroi. Lui, c’est le piéton distrait ou indécis. Celui qui, même s’il est seul, se cale en plein milieu du trottoir et occupe la place de 3 personnes. Tu essayes de le doubler par la droite, il se décale à droite. À gauche, idem. À croire qu’il le fait exprès ! Le piéton relou c’est aussi celui qui arrive en face de toi mais qui est bien trop absorbé (son sourire béat en témoigne) par le texto qu’il envoie à sa poule ou son meilleur pote pour te voir ou t’entendre arriver. Tu fais pourtant bien exprès d’intensifier ta respiration pour qu’il te remarque… Au moment où tu manques de le faucher, c’est à peine s’il lève les yeux sur toi.

Le piéton relou, c’est aussi celui qui, sans regarder autour de lui ou se décaler, s’arrête net en plein milieu du trottoir ou du chemin pour observer un truc génial / prendre une photo / chercher un truc dans son sac. Mais le plus insupportable reste quand même le piéton fumeur, celui qui te crache sa fumée dégueulasse en pleine tronche au moment où tu le doubles. Celui-là mériterait qu’on le force à courir un marathon avec sa clope au bec pour comprendre sa douleur !

Le goujat

Lui c’est le pire de tous. Il est reconnaissable à ses sifflements de beauf ou ricanements de hyènes et à ses remarques sexistes du style « t’es bonne » ou « beau cul miss ». Il sévit généralement dans les villes, se faisant plus rare en zones rurales. Ses cibles sont principalement des jeunes femmes qui courent seules. Le goujat est lâche, il n’ira jamais faire une remarque à une nana qui court accompagnée (sauf si le groupe est exclusivement féminin, dans ce cas il s’en donne à coeur joie…). L’hiver, il sort rarement de sa tanière. Et puis les filles en veste et collant long, ça l’intéresse moyennement. Il préfère l’été, saison propice aux mini-shorts et débardeurs un peu amples qui laissent entrevoir la brassière de sa proie. Deux solutions quand tu te retrouves face à un goujat : lui adresser ton plus beau majeur (j’opte souvent pour celle-ci) ou l’ignorer (la meilleure, mais pas toujours facile à appliquer si comme moi, tu as le sang un peu chaud !).

Et toi, qu’est-ce qui te met en rogne quand tu cours ?

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Auteur

Journaliste au caractère bien trempé, accro à ses baskets et à son chien. Blogueuse course à pied et canicross

14 Commentaires

  1. Quand je cours avec mon chien …euh c est à dire tout le temps…et que tout les 500 mêtres je me fais stopper par un chien chien qui veut jouer…un stressé qui m apostrophe horrifiété « mais enfin faut le museler votre chien. .ça va pas non !  » tout ça parce que je suis en train de méchamment le doubler…Les chiens non attachés qui viennent soit jouer avec mon loulou soit attaquer mon loulou mdr mais là faut qu il soit sacrément inconscient. …et voilà au bout du compte bah mon chrono il est pourri

    • Lo Répondre

      Lol, tu as quoi comme chien ?

      La liste des trucs qui m’énervent quand je cours avec mon chien est longue aussi, ça fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article 😉

  2. J’adore le Goujat Estival !
    Je crois que ce qui me met le plus en rogne c’est quand mon chien décide de s’alléger au milieu d’un trottoir fréquenté et que, horreur… je réalise que j’ai oublié de refaire mon stock de sacs à crottes… Grand moment de solitude urbaine.

    • Lo Répondre

      Ca ne m’est jamais arrivé mais je peux imaginer 😉

      Lupo est difficile, il lui faut de l’herbe pour se soulager !

  3. Lors d’une course de montagne, le type qui me précédait a jeté son berlingot de gel vide au loin, dans la forêt, en réalisant un gros moulinet du bras. J’ai dit « Cochon ! » tellement fort qu’il est allé le chercher au milieu des ronces ! À part ça, plus les années passent, moins je m’énerve et meilleures sont les ondes ☺️

      • Lo Répondre

        J’aurais également pu parler des gobelets en plastique qu’on retrouve partout en course…

        Belle philosophe Nono 🙂

  4. Je confirme les personnes qui ne font pas attention à ceux qui les entourent, cela peut être pénible : ce qui m’énerve, ce sont les gens qui lancent la balle à leur chien juste à côté de moi et qui ne remarquent pas que j’ai un chien en laisse. Quand vous avez un braque de 34 kg lancé à pleine allure qui subitement change de direction, cela devient plus que sportif pour moi. Du coup, mon chrono aussi est mauvais (euh, non il n’y a pas que ça), de toute façon la dernière fois, j’ai complètement oublié de l’arrêter !

    • Lo Répondre

      Avec un braque au bout de la laisse, je confirme, c’est du sport extrême … ! Surtout avec une ligne de trait élastique 😉

  5. Moi ce qui m’énerve le plus se sont les personnes en voitures qui te regarde comme si tu venais d’une autre planète et du coup au lieu de faire un écart ils te rentrent presque dedans donc s’est à toi de faire l’écart dans (voir dedans )le bas côté.
    Et cela existe même chez les piétons ils te regardent d’un air ahuris comme si ils n’avaient jamais quelqu’un courir et reste bloqué devant toi en te bloquant le passage par la même occasion

  6. Super article, le pire de tout reste quand même le piéton fumeur !! quelle horreur ! je me cache le nez et la bouche avec ma manche en le doublant et je tousse pour lui montrer qu’il n’intoxique pas que lui dans les endroits publics !!

  7. Ah… le coureur / cycliste ronchon ! Moi aussi il m’agace, c’est une vraie partie de plaisir de faire du sport, que ce soit de la courses, du fitness ou du yoga même. Un moment qui m’appartient et dans lequel je me sens bien, et quand je vois des gens grogner, j’ai envie de leur dire « souris mon gars on fait partie de la même communauté, c’est beau ! »…

  8. Vivant en milieu rural mais courant sur des sentiers fréquents par les familles ou les cycles pour moi il y a trois cas
    Le cycle fou (seul ou en bande encore mieux) qui te double et balance la boue de ses roues en pleine face
    Les marcheurs (généralement de la génération papy boum) qui occupe toute la place parce qu’il discute et t’oblige a passé sur les zones herbes quit à slalomé entre les arbres
    et les derniers et non les moins gênants les canards 🙂

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