Je suis une éternelle indécise. Pizza ou burger ? Rouges ou noires les chaussures ? Beige ou marron le sac ? Pour ma deuxième course de l’année, même dilemme : 5 ou 10km ?

Le 5 me tente bien car je n’ai jamais testé cette distance. Mais j’irais bien aussi chercher un nouveau record sur 10km avant le début de ma prépa marathon. J’hésite jusqu’à la veille avant de me décider : ce sera les deux. Le 5 « à fond » et le 10, selon mon état après le 5.

Quelques jours avant

Les plans d’entraînement archi structurés ce n’est pas mon truc. Les fractionnés non plus. Je n’en fais d’ailleurs qu’à l’approche d’une compétition, en m’activant généralement 2 ou 3 semaines avant quand l’envie me prend de tenter un nouveau record. Cette fois je ne fais rien de tout ça et préfère me la couler douce. Je cours avec mon chien, à son rythme ou au mien selon les jours, en savourant chaque instant, sans me soucier de mon prochain chrono. Côte hygiène de vie même état d’esprit, le plaisir avant tout. Je ne prépare pas un iron man mais un 10km (et un 5) donc à quoi bon se priver ?

10km des 4 saisons hiver
J’opte finalement pour le 10km en mode footing.
© Jean-Pierre Battez

Le jour J

Le réveil sonne à 6h15. C’est hard pour un dimanche mais le départ du 5km a lieu à 9h20. Force et honneur. J’avale mon petit-déj habituel même si je n’ai pas faim et file sous la douche. Ca réveille un peu mais je ne pète pas la forme non plus. Un coup d’oeil par la fenêtre, une belle éclaircie me fait douter sur le choix de la tenue. Manches longues ou courtes ? J’ouvre l’appli météo de mon téléphone, ravale mon sourire et opte finalement pour les manches longues (il s’avère que j’ai bien fait).
Lupo revient de balade avec son maître et une odeur de charogne envahit la maison. Cette raclure (le chien, pas le maître !) a eu la bonne idée de se rouler dans un poisson pourri. Evidemment, il choisit toujours le bon moment. Pas le temps de le laver, il ne me reste que quelques minutes pour appliquer ma crème anti-ampoules et partir.

J’arrive sur place 30 minutes avant le départ de ma première course. Le temps de récupérer et d’épingler mon dossard, de faire la queue pour passer aux toilettes et de me mettre en tenue, il est déjà 9h15 passées. Je me rends sur la ligne de départ quasi en sprintant. Il est 9h18, mon coeur est déjà sur le point d’exploser. Et bien sûr je ne suis pas échauffée…

Le 5km

J’ai pour objectif de faire moins de 23 minutes puisque mon meilleur chrono sur 10km s’établit – pour l’instant ! – à 46min10. Ça démarre à fond les ballons malgré un vent de face à décorner les boeufs. Pour le grand diesel que je suis (sur ma dernière course, j’ai couru mon premier kilomètre en 4min50, le dernier en 4min09), c’est vraiment hard et destabilisant. Au bout de 500 mètres, je suis déjà essoufflée et je sens que cette course, je ne vais pas vraiment la kiffer. Je ne suis pas dedans.

5km 4 saisons hiver
Je ne suis pas vraiment fan de cette nouvelle distance et j’ai du mal à le cacher.
© Jean-Pierre Battez

Le premier kilomètre, que je boucle en 4min21, me paraît interminable. Le parcours, qui longe la Somme, est pourtant agréable. Je me prends de grosses rafales de vent dans la tronche, j’ai froid, je me demande ce que je fous là et rêve d’une douche brûlante. Pour tenter d’oublier ma situation inconfortable, je mets la musique à fond. Rien n’y fait. Pas envie, pas de jambes, pas de souffle. Au deuxième kilomètre je dois ralentir à cause d’un énorme point de côté. J’avance à un rythme compris entre 4min37 et 4min31 jusqu’au km4. Rien de foufou, j’ai déjà fait mieux. Mais impossible d’accélérer. Je ne pense même plus à mon chrono, je veux juste en finir.

Je retrouve un peu de forces sur le dernier kilomètre, que je boucle en 4min21. C’est à ce moment que je commence à me sentir plus à l’aise, comme d’habitude. Dommage, c’est ici que ça se termine. Je finis cette course en 22min25, un peu déçue de moi. Plus tard dans la journée, j’apprends que je me classe 1ère SEF (bon ok… sur 19…), ce qui me redonne le sourire.

5km 4 saisons hiver arrivée
Contente d’arriver mais sensation étrange…. C’est déjà fini ?
© Sophie Branche

Bilan

Mitigé. J’ai atteint mon objectif (moins de 23minutes) mais je réalise qu’avec un échauffement, moins de vent et surtout une meilleure concentration je peux faire bien mieux que ça. Je ne suis vraiment pas fan de cette distance, trop courte et trop rapide. Le petit frisson du 7ème kilomètre que je rencontre toujours sur le 10 m’a beaucoup manqué. Je n’ai pris aucun plaisir sur cette course, c’est bien la première fois que ça m’arrive. Mais j’ai une revanche à prendre, donc je retenterai l’expérience !

Le 10km

20 minutes après mon arrivée du 5, je me retrouve sur le départ du 10. Aucun objectif cette fois, j’avais prévu d’aviser en fonction des sensations du moment. Et vu comme elles sont pourries, je décide de faire cette course en mode footing. La pluie diluvienne qui s’abat à ce moment-là finit de me convaincre que j’ai fait le bon choix. Je me vois mal exploser mon record dans ces conditions. Si je n’avais pas dû attendre le chéri qui courait à 11h avec les « As » (moins de 45 minutes), je crois que je serais même rentrée directement chez moi. Mais quitte à être là, autant courir…

10km 4 saisons hiver sous la pluie
Pluie + vent = mode warrior.
© Sophie Branche

Je suis morte de froid et décide de garder mon gros sweat en coton jusqu’au 7ème km. Là encore, aucun plaisir. Je me prends des trombes d’eau dans la tronche, je ne peux pas esquiver les énormes flaques qui commencent à se former. Mes jolies Pegasus que je venais de laver sont gorgées d’eau et à nouveau dégueulasses, mes pieds sont gelés. Pour autant je ne me presse pas, j’échange quelques mots avec les coureurs qui m’entourent et fais coucou aux spectateurs qui m’encouragent. Il pleut tellement que mon casque audio se met à déconner, impossible de zapper, je suis donc contrainte d’écouter des chansons pourries (assorties à la météo !), ce qui me fait pester intérieurement. Je retrouve le sourire sur les 3 derniers kilomètres et termine tranquillement cette course en 50min37, pourrie jusqu’à l’os et la mine aussi fraîche qu’après une nuit à boire de la vodka. J’apprends par la suite que je me classe 7ème SEF (sur 32), ce qui n’est pas si dégueu pour un footing du dimanche.

Bilan de la journée

On ne peut pas vraiment dire que je me sois éclatée lors de cette matinée froide et pluvieuse. Mais j’ai apprécié retrouver les sympathiques coureurs que j’ai désormais l’habitude de croiser et échanger « en vrai » avec les personnes adorables que j’ai rencontrées grâce à ce blog (il y en a une en particulier qui devrait se reconnaître 😉 ). Enfin, j’ai quand même trouvé du réconfort auprès de l’énorme pizza 4 fromages que j’ai dévorée à mon retour. Je l’avais bien méritée !

Et toi, tu aimes courir sous la pluie ?

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Auteur

Journaliste au caractère bien trempé, accro à ses baskets et à son chien. Blogueuse course à pied et canicross

4 Commentaires

    • Lo Répondre

      Salut Guillaume et merci pour ton commentaire 🙂

      Je n’ai rien non plus contre une petite pluie fine et rafraîchissante… Mais quand il s’agit de trombes d’eau + vent, c’est une autre histoire 😉

      A bientôt !

    • Lo Répondre

      Oups, je vois seulement ton commentaire !

      Merci Margot ! Si je passe à Lyon un de ces 4, je n’hésiterai pas à te faire signe, je serais très heureuse de faire ta connaissance également 🙂 Je suis fan de ta vision du sport et de ton blog, continue comme ça !

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